Dessin aux crayons de couleurs La séduction

 

 

La séduction

La séduction

 

La séduction

La séduction


Je te propose un rêve car je désire allumer chez toi, le désir… Oui, je cherche à te séduire par mon regard qui se mêlera à la profondeur de tes yeux. Par un mot qui remplacera un de tes voeux. Par un geste naturel qui effleura le soyeux de ma peau juste là, dans le cou. Pour te donner l’envie de me prendre, mais n’ai crainte , je ne n’imposerais point. Je te donnerais des lendemains au goût de Paradis, ton rêve qui devient, enfin réalité… Tu peux croire que tu m’as conquise à jamais.

 

Dessin au crayon noir – La soumission


La soumission


La soumission


Soumission


Soumise, tu t’enlises
Soumission : perdition
Et la brute a raison

Dos voûté , repliée
Et penchée
Sans pouvoir t’échapper
Pourquoi te soumets-tu ?
Dis-moi, tu es perdue !

Si tes yeux sont baissés
Il ne peut voir leur haine
Mais de ton corps ployé
On devine la peine

Soumise, tu t’enlises
Soumission : perdition
Et la brute a raison !

Relève donc la tête
Si le pervers s’apprête
A briser ta raison
Quitte donc la maison
Et fuis la soumission !


MARCEK


 

Dessin imaginaire 3 Le serpent

 

Dessin imaginaire 3 le serpent

 

Dessin imaginaire 3 le serpent

 

Le serpent qui danse

Que j’aime voir, chère indolente,
            De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
            Miroiter la peau !

Sur ta chevelure profonde
            Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
            Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s’éveille
            Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
            Pour un ciel lointain.

Tes yeux où rien ne se révèle
            De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
            L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
            Belle d’abandon,
On dirait un serpent qui danse
            Au bout d’un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
            Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
            D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s’allonge
            Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
            Ses vergues dans l’eau.

Comme un flot grossi par la fonte
            Des glaciers grondants,
Quand l’eau de ta bouche remonte
            Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohème,
            Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
            D’étoiles mon cœur !

   Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

 

 

Dessin à l’encre de Chine Femme allongée

 

Femme allongée

Femme allongée

 

Femme allongée

 Amitié de femme

Amitié, doux repos de l’âme,
Crépuscule charmant des cœurs,
Pourquoi dans les yeux d’une femme
As-tu de plus tendres langueurs ?

Ta nature est pourtant la même !
Dans le cœur dont elle a fait don
Ce n’est plus la femme qu’on aime,
Et l’amour a perdu son nom.

Mais comme en une pure glace
Le crayon se colore mieux,
Le sentiment qui le remplace
Est plus visible en deux beaux yeux.

Dans un timbre argentin de femme
Il a de plus tendres accents :
La chaste volupté de l’âme
Devient presque un plaisir des sens.

De l’homme la mâle tendresse
Est le soutien d’un bras nerveux,
Mais la vôtre est une caresse
Qui frissonne dans les cheveux.

Oh ! laissez-moi, vous que j’adore
Des noms les plus doux tour à tour,
O femmes, me tromper encore
Aux ressemblances de l’amour !

Douce ou grave, tendre ou sévère,
L’amitié fut mon premier bien :
Quelque soit la main qui me serre,
C’est un cœur qui répond au mien.

Non, jamais ma main ne repousse
Ce symbole d’un sentiment ;
Mais lorsque la main est plus douce,
Je la serre plus tendrement


Alphonse de Lamartine.
(1790-1869)
Recueil : Recueillements poétiques (1839).
À Madame L. sur son album.

 

Dessin aux crayons de couleurs Le bébé

 

 

Un bébé

 

un bébé
un petit être sans défense
qui a su naître avec élégance

un bébé
petit ange venu des cieux
des étoiles plein les yeux

un bébé
incroyable métamorphose
d’une graine que l’on dépose

un bébé
être minuscule
aussi beau que le crépuscule

un bébé
petit être que l’on vénère
comme s’il était de verre

un bébé
c’est avant tout
le secret d’un amour fou
Silly Symphonies – Bébés d’eau (1935)